Galères administratives

Lorsque l'on entend "tour du monde à vélo", on pense à paysages de rêve, rencontres inoubliables et souvenirs indélébiles. Il nous vient aussi à l'esprit des termes tels que effort physique, difficultés et galères. En fait on pense à des choses qui peuvent se passer pendant et après le voyage. Mais on pense rarement à ce qui va se passer avant. Or les galères commencent bien avant le départ.

Je suis conscient que l'on ne vit pas au pays des Bisounours. Tout n'est pas rose et on ne fait pas toujours ce que l'on veut. Mais en partant à vélo je ne fais de mal à personne. Enfin, il me semble. Donc je pensais que partir serait aisé. Rien du tout!!! On ne parcourt pas la planète comme bon nous semble. Il faut un passeport et surtout, des visas.

Sur tous les pays que je prévois de traverser, seuls quatre requièrent un visa: la Mauritanie, la Chine, la Mongolie et la Russie. Malheureusement, les clauses des trois derniers sont telles qu'il est impossible pour moi de les demander avant mon départ. Je ne peux pas non plus les demander depuis un pays étranger: un Français, qui demande un visa russe depuis les Etats-Unis alors qu'il va rentrer par ses propres moyens en provenance de Mongolie?!? Un doux rêve!

 

Bref, deux solutions pour contourner le problème:

     1/ Rentrer trois semaines en France courant février 2011 pour faire la demande des trois visas chinois, mongol et russe (paye ton aller-retour en avion!).

     2/ Obtenir un second passeport.

 

Cette seconde solution existe et est tout à fait légale. Elle est destinée à des professionnels qui doivent se rendre, dans le cadre de leur travail, dans des états incompatibles en termes de visa. Un exemple très simple: dans le cadre de son travail, Monsieur Dupont doit se rendre en Iran puis aux USA. Impossible que les deux visas figurent sur le même passeport.

Je n'ai pas encore commencé à travailler. Par contre je suis étudiant à l'INSA de Lyon. Donc si l'INSA m'appuie dans ma démarche de demande d'un second visa, cela peut passer.

Après constitution d'un petit dossier et quelques entretiens, j'ai finalement obtenu une lettre officielle justifiant la nécessité d'un second passeport.

Je possède donc maintenant deux passeports, chacun prêt à recevoir certains visas. Encore faudra-t-il faire la demande en temps voulu, en espérant que la législation n'ait pas changé entre temps. C'est pas gagné!!

Sinon d'un point de vue administratif, il faut aussi régler le problème de l'assurance et celui de la sécurité sociale. Je ne suis plus étudiant, je ne suis pas actif, je ne suis pas chômeur, je suis cyclotouriste. Mais ça ça n'existe pas!

Bref, très peu de voyageurs parlent des galères antérieures au départ. Pourtant elles existent. Cela doit rendre le voyage encore meilleur. Enfin, j'imagine :-)

 

 

La tente attendue

Durant l'été 2009, je suis parti crapahuter une semaine dans le Grand Canyon avant d'enchaîner par une douzaine de jours entre Yosemite et la High Sierra. J'avais acheté une tente premier prix afin de ne pas avoir à la ramener en France, poids des bagages oblige. Je n'avais pas été déçu de mon choix! Première nuit, orage de grêle, la tente passe et je me retrouve trempé. Quelques nuit plus tard, fort vent, les coutures cédent. Je recouds tant bien que mal. Finalement j'aurai passé plus de temps à sécher mes affaires et réparer la tente qu'à dormir dedans! (oui, parce que lorsqu'il faisait beau, je dormais dehors. Pas de tente à plier le matin et puis il n'y a pas mieux que la voûte étoilée comme hôtel!).

Cette fois-ci je pars un peu plus d'un an et je compte bien ne pas avoir trop de soucis avec ma maison de toile. J'ai donc opter pour un abri de qualité: la Vaude Power Taurus Ultralight: deux places, autoportante, un peu plus de deux kilos, très résistante au vent.

Evidemment, c'est toujours pareil, on veut toujours le modèle qui est en rupture de stock. Après trois semaines de recherche sur internet et des tas de mail, j'ai finalement réussi à en trouver une. J'espère qu'elle sera à la hauteur de mes attentes!

Afin de la prendre en main, j'ai passé un samedi matin à enchaîner les montages/démontages (les gars sur les terrains de tennis ont du me prendre pour un dégénéré!). Ca n'a pas l'air d'être de la pacotille! Enfin, il faudra voir ce que ça donne en "conditions réelles"!

Ma maison pendant une année.
Ma maison pendant une année.

 

 

Espéranto ou Raoulette?

Grande responsabilité de parents: choisir un prénom. Et ce n'est pas parce que ça plaît à Papa et Maman que Bébé est d'accord! Personnellement je ne me plains pas, ils ont bien choisi. Mais ce n'est pas toujours le cas. Vous pouvez écouter la chanson Alphonse de Lynda LEMAY pour vous en persuader. N'hésitez pas, c'est vraiment très très bien!

L'avantage avec un vélo, c'est qu'il n'émettra jamais de réticence vis à vis de son appellation. Mais le choix d'un prénom n'est pas plus aisé. Il faut déjà choisir entre masculin et féminin. De ce côté là c'est plus simple pour un bébé vu que c'est la nature qui décide (enfin, jusqu'à ce qu'un savant fou trouve le gène qui code le sexe de l'embrion... Et là on sera vraiment dans la m..., vous m'avez compris!).

J'en étais donc au choix d'un prénom pour ma monture. Garçon ou fille? Vélo ou bicyclette? Vélo ça sonne masculin, costaud, résistant. Bicyclette renvoie une image plus fine, plus fluette. Si je choisis un compagnon de voyage, ce sera Espéranto, comme la langue internationale qui a été créée à la fin du XIXème siècle pour faciliter les échanges entre les peuples. Si c'est une compagne, ce sera Raoulette. Pourquoi ce prénom? Parce qu'il vient d'une idée d'un copain (Alban pour ne pas le citer) et que je trouve ça plutôt marrant.

J'ai hésité entre ces deux options durant toute la gestation (j'ai reçu les pièces du vélo au compte goutte et je les ai entreposées durant plusieurs semaines dans ma chambre). Puis un jour les pièces ont été assemblées et l'hésitation n'a plus été possible: un cadre noir immense, un guidon très large, des pneus épais. C'était un garçon! Une fille aurait pu être aussi grande, mais elle aurait été beaucoup plus fine et délicate!

Je ne voyagerai donc pas avec Raoulette La Bicyclette, mais avec Espéranto Le Vélo! Sa carrure devrait lui permettre de traverser toutes les épreuves qui nous attendent... Et si à notre retour le besoin s'en fait ressentir, alors je réfléchirai à l'acquisition d'une Raoulette. Mais nous n'en sommes pas encore là!

 

 

Mission Test

D'où le nom... Garde-boue
D'où le nom... Garde-boue

"Mission Test". C'est comme ça que Decathlon appelle les pseudos expéditions qui sont censées tester le matériel de la marque au logo bleu. Sont-elles de re réelles expéditions? Mettent-elles vraiment le matos à rude épreuve? Je n'en sais rien. En revanche, je sais que les Missions Test que je fais suivre à Espéranto (et à moi-même par la même occasion) permettent de vraiment déterminer les qualités et les défauts du matériel.

Il a plu des cordes en fin de semaine dernière (ce qui était très bien parce que cela m'obligeait à travailler mon dernier projet pour l'INSA... Youpiiiii). Mais la météo était superbe samedi. J'ai donc opéré Espéranto le matin (racourcissement du cintre, déplacement des manettes de frein et réarangement des câbles de vitesse) et on est parti faire un petit tour l'après midi. Les hostilités ont commencées sur les "single tracks" de Miribel. Pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais (petit coup d'oeil à ma mère;-), les single tracks sont des sentiers pour les VTT où il est difficile de se croiser. Il n'y a de la place que pour un. L'avantage d'Espéranto, c'est qu'il est super grand et impressionnant avec son guidon en corne de vaches et ses garde-boues. Donc on nous laisse passer facilement. Après Miribel, on a pris la direction des Dombes. La future bretelle de raccordement entre l'A46 et l'A432 passera sur ce plateau.

A l'heure où j'écris ces lignes, les travaux en sont à la phase de terrassement. Un long linéaire de boue matérialise le tracé, ponctué de coffrages pour les futures piles de pont.

Espéranto n'avait jamais vu la boue. Qu'à cela ne tienne! Nous avons donc quitter la route pour prendre la future autoroute. D'après les traces de pneux, nous n'étions pas les premiers à venir jouer là-dedans! Par contre, Espéranto était sans doute le premier vélo de voyage à venir traîner ses pneus dans cette boue. Il n'a pas été déçu du voyage!!

Rapidement la boue s'est collée sur le pneus. Puis elle est venue se coincer entre le pneu et le garde boue, empêchant la roue de tourner. Je stoppe tout, je descends de la selle (vive l'état des chaussures!), je décrotte Espéranto (et c'est moi qui me retrouve tout crotté!) et on repart. Quelques minutes plus tard il faut remettre ça. Puis à nouveau. Et encore une fois... Je ne sais pas quelle distance on a parcourue (il faut que j'installe le compteur) mais en tout cas on y a passé du temps.

Finalement on est sorti de l'autoroute aussi dégueulasses que si on avait traversé la forêt amazionnienne après la saison des pluies.

Espéranto n'a pas trop apprécié. Il faut dire que la boue qui se coince dans la cassette et le dérailleur, c'est pas terrible! Mais je suis content de lui. Il s'est très bien comporté. Je ne sais pas si on rencontrera une pareille situation durant notre périple, mais je lui ai promis que c'était la dernière fois qu'on prenait un bain de boue "pour le plaisir"!

Espéranto prend sa douche
Espéranto prend sa douche

 

 

 

De l'utilité d'en connaître un rayon

La date du grand départ approche et le temps commence à presser. Mais il fallait absolument que je vous fasse part de cette petite expérience.

J'espère que Espéranto tiendra le choc et que je n'aurai pas besoin de l'opérer. Mais en prévision, j'emporte deux trousses de secours: une pour moi et une pour lui. Pour moi c'est doliprane, mercurochrome, bande, décontractile et autres... Pour lui c'est rustine, chambres à air, câble et rayons... Evidemment, j'ai oublié de demander quelques rayons de rab lorsque j'ai ache té les roues. Et zut! Mais bon, tous les vélos ont des rayons, donc je me suis dit que j'arriverai bien à trouver des 26 pouces de 258 et 260mm. Oui, parce qu'il faut savoir que toutes les roues n'ont pas le même diamètre (les roues de route sont plus grandes) et que tous les rayons n'ont pas la même longueur. Normalement, les deux roues d'un vélo ont un diamètre identique. Mais il existe des vélos avec des diamètres différents (vive les emmerdes!). Par contre il y a au moins toujours 2 longueurs de rayons différentes, à cause de la cassette. Et puis pour ceux qui cherchent vraiment les ennuis, ils peuvent prendre une jante 32 trous à l'avant et 36 trous à l'arrière, comme ça ils ont 3 longueurs de rayons et ils sont sûr de leur coup!

Bref, afin d'avoir quelques rayons en attente au cas où ceux d'Espéranto lacheraient, je suis allé voir le cycle le plus connu de tous les Insaliens. Non pas que tout le monde aille lui acheter des vélo, mais tout simplement parce que sa boutique se trouve le long du tram T1 et que tous les étudiants qui vont de Part Dieu à La Doua en tram passent devant. Pour plus de précision, je vous dirai que la vitrine est observable entre les arrêts "Collège Bellecombe" et "Charpenne, Charles Hernus, correspondance métro A direction stade de Gerland, correspondance métro B direction Vaux en Velin La soie ou Perrache" (si vous n'avez pas prononcé ces arrêts avec le ton de la voix off, je vous prierai de recommencer ;-).

Donc je suis entré là-dedans avec Espéranto. Autant vous dire que dans cet antre du cadre carbone, de la roue profilée et du mollet épilé, nous ne sommes pas passés inaperçus! Un vendeur était en train de faire un discours dithyranbique sur un vélo d'exposition "cadre excellent, roues incassables, position optimale pour la ville..." Le top du top. Puis le gérant est arrivé avec un petit regard amusé et il m'a demandé ce que je faisais là. J'ai failli lui répondre "bah, pas grand chose, il fait super chaud dehors et c'est climatisé chez vous, alors je suis rentré". Mais je ne sais pas s'il l'aurait bien pris. Alors je suis resté sérieux et je lui ai dit que j'aurai aimé avoir quelques rayons pour mon vélo. -"Pourquoi, ils sont cassés?". -"Ben non, mais je vais partir longtemps et j'aimerais en avoir quelques uns de rab au cas où." -"Je vais voir ce que je peux faire, mais je ne pense pas que ça cassera. Et puis si ça casse, vous viendrez nous voir." Ouais, enfin, lorsque je dis loin, c'est loin... Tout compte fait il m'a trouvé une dizaine de rayons. je n'avais pas besoin de tout ça, mais puisqu'il me les proposait pourquoi pas. Et puis il m'a dit "voilà, ça vous fera 7.5 euros". J'ai dû faire une drôle de tête à ce moment là et il m'a regardé avec insistance: "Quoi? Vous vous attendiez à quoi?". Et moi de répondre naïvement: "Ben je pensais que vous alliez me les donner, 75 centimes le rayon, c'est une blague, non?". Je ne pensais pas que j'avais dit une bêtise aussi énorme. Le gars m'a fusillé du regard avant de m'allumer comme il faut en me demandant où j'avais vu ça (ça existe les gestes commerciaux), que je devais voir des avions (ben oui, tous les jours dans le ciel), qu'à mon âge il ne se serait jamais permis (et si j'avais eu son âge est-ce qu'il se serait permis de me jeter de la sorte devant tout le monde?), que les rayons qu'il me proposait étaient en inox et non pas en tôle comme ceux montés sur le vélo d'exposition (tiens, pourtant le vendeur les décrivait comme incassables aux clients qui sont sortis!) et que j'étais juste un petit con... J'ai pas trop apprécié et je me suis permis de lui répondre comme il se doit. Ca a bardé!

Je suis sorti de sa boutique remonté comme rarement. Un copain cycliste m'avait dit "va pas chez eux c'est des c..". J'y suis allé et je confirme.

Pour votre gouverne, je me suis renseigné sur les prix des rayons. Pour des 26 pouces de 258 ou 260 on en trouve à 8 euros les 32, ce qui fait 25 centimes le rayon. En les revendant 75 centimes il se fait une bonne marge le monsieur! Moralité, je n'ai toujours pas de rayons de rechange... Mais j'ai encore quelques jours pour régler ce problème!

 

 

Espéranto a ses papiers

« Bonjour, police nationale, les papiers du véhicule s'il vous plaît ». La scène se déroule en Chine. La personne contrôlée est mon père. Jusque là, rien de vraiment transcendant. L'histoire devient plus marrante lorsque l'on sait que mon père est... à vélo!

Pour ceux qui ne le savent pas, mon père est parti 6 mois en 2008. Il a traversé toute la Russie pour aller voir les J.O. de Pékin!

Mais ne dites pas que « je fais comme mon père »! J'ai eu l'idée avant lui, en 2005 (non, mais oh!). Il a commencé à préparer son périple en 2006! La différence c'est que dans son "contrat" il ne devait pas partir seul. (En fait c'est juste que ma mère voulait l'accompagner). Seulement, devant les difficultés à partir à deux, elle a accepté qu'il parte seul. Dans mon cas, mon contrat stipulait que je devais finir l'INSA pour pouvoir faire ce que je voulais. Et je n'ai pas réussi à négocier :-).

L'avantage de partir après mon père, c'est que je profite de son expérience, notamment pour pouvoir parer à tout contrôle policier en Chine. Du coup, j'ai fait des papiers d'identité pour Espéranto. Qu'un seul policier me demande les papiers de mon véhicule et je lui sors ma superbe imitation!

Tout figure sur cette fiche: marque du cadre, numéro de série, date d'achat, taille... Même le tampon du magasin où j'ai acheté le cadre! J'ai hésité à faire figurer les planètes où il a le droit de circuler. Ça aurait pu être marrant d'avoir un alinéa « interdiction de circuler sur Mars entre le 15 février et le 15 mai ». Mais je ne sais pas si les poulets chinois auraient apprécié la blague!

Enfin, s'ils veulent vraiment m'embêter ils pourront. Ce n'est pas parce que je leur sortirai une vague photocopie qu'ils me laisseront tranquille. De toute façon il va falloir que je briffe espéranto avant de partir. En cas de barrage policier il ne faudra pas qu'il s'oublie à laisser tomber des gouttes d'huile, ou pire, qu'il décide de secouer ses pneus boueux sur les bottes des agents. C'est qu'il en serait capable le coquin!

 

 

La coupe cycliste (du départ)

En foot il y a la Coupe du Monde, en tennis on a la Coupe Davis, en rugby la Coupe d'Europe, en volley la Coupe de France... En cyclisme il y a la coupe cycliste. Mais ce n'est pas tout a fait pareil. Je vous explique.

Chacun d'entre nous a une façon de s'habiller, de se comporter, de parler... Et de se coiffer! Lorsque vous vous trimbalez dans la rue, vous pouvez admirer différents spécimens. Il y a les ceux que j'appelle les Jules (en référence à mon Cousin :-). Jeunes, beaux gosses, issus de bonnes familles. Il portent la frange (je n'ai pas trop compris comment ils choisissent l'orientation droite ou gauche) et ont le poil très soyeux. A l'extrême, il y a les « boules à Z ». En général, ce sont, très souvent, des gars qui ont le caillou qui commence à se dégarnir. Entre ces deux extrêmes, on trouve tout un tas de coiffures, plus ou moins longues. Mais globalement, plus le poil de tête est court, plus on a affaire à de la mauvaise graine. J'en sais quelque chose.

Plus jeune, j'aimais avoir les cheveux courts, très courts (trop court au goût de certaines). Collégien puis lycéen au centre ville de Marseille, je me fondais dans le paysage. Par contre, c'est vrai que dans les transports en commun, personne n'osait trop venir s'asseoir à côté de moi. Avoir deux sièges pour soi, c'est pas un drame... Mais ça ne fait pas toujours plaisir qu'on vous prenne pour un délinquant! Moralité, depuis quelques années j'ai les cheveux un peu plus long. Je ne ressemble pas encore à « Franck the best surfer of the island » (je ne le connais pas, mais si vous le croisez, donnez lui le bonjour de ma part :-) mais j'ai une bonne tignasse. Mes sœurs trouvent que ça me va mieux et je fais moins peur aux gens dans le bus (non, mais j'avais vraiment une gueule de tueur avant??).

Le problème d'avoir une masse c'est que, primo, c'est pas pratique: vive les épis le matin. Parfois je peux capter SFR, TPS et Canal + en même temps. Secundo, il faut entretenir tout ça: paye ton shampoing! Tertio, il fait super chaud là-dessous en été. Alors, ça, plus ça, plus ça... C'est pas terrible sur le vélo! Bref, tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui j'ai tout fait couper tout court. J'ai de nouveau l'air « dur » comme dit ma mère. C'est sûr que personne ne viendra s'asseoir à côté de moi. De toute façon, Espéranto n'a qu'une selle. Mais au moins avec cette coupe, pas d'épis le matin, facilité d'entretien et fraîcheur crânienne (enfin, tout est relatif).

La coupe cycliste, c'est pas esthétique, mais c'est pratique!! Par contre ça ne dure pas. Il y a fort à parier que dans quelques mois ce soit le grand désordre capillaire là-haut!

 

 

Départ

Cinq ans à attendre, à rêver, à lire, à se renseigner... Un an à préparer l'itinéraire, à éplucher les cartes, à étudier le matos... Et le moment est venu de partir. Je n'ai jamais essayé de m'imaginer ce que j'allais ressentir lors du grand départ. De toute façon je n'aurais pas pu deviner tellement c'est confus! Inutile de faire des phrases, je vous sors ça comme ça vient: impatient, stressé, angoissé, optimiste, préparé, tendu, serein... Impatient... Je crois que c'est ça qui domine.

Rendez-vous dans l'onglet Marseille-Dakar pour la suite des aventures!